CGV produits numériques conformes en France : extraits et Auvent

Pour vendre légalement des produits numériques en France, vos CGV doivent au minimum indiquer l’identité complète du vendeur, le prix TTC, les modalités d’accès au contenu et la règle applicable au droit de rétractation. C’est le socle. Sans ces éléments, vous risquez une sanction administrative et surtout un litige que vous perdrez d’avance, faute de preuve écrite. On détaille chaque clause juste après.
En bref:
- La mention du nom, SIREN, adresse, prix TTC, modalités d’accès et droit de rétractation doit impérativement figurer avant l’achat sur le site.
- La renonciation au droit de rétractation doit être clairement recueillie par une case à cocher séparée, confirmée par écrit pour être valable en cas de litige.
- La garantie légale de conformité s’applique aussi aux contenus numériques et dépend de leur nature (mise à jour ou achat unique) ; sa durée doit être précisée dans les CGV.
- La licence d’utilisation doit clairement préciser le périmètre d’usage, les interdictions, et prévoir des sanctions en cas de violation par l’acheteur.
- La TVA de vente doit être celle du pays de résidence de l’acheteur, déclarée via le guichet unique européen, pour respecter la réglementation.
Table des matières
- Mentions obligatoires et structure minimale d’une CGV pour produit numérique
- Le droit de rétractation s’applique-t-il aux contenus numériques ?
- Que couvre la garantie légale sur une formation ou un ebook ?
- Propriété intellectuelle : que peut faire l’acheteur avec votre contenu ?
- TVA et facturation : quelles règles pour vendre en ligne dans l’UE ?
- Comment rendre vos CGV réellement opposables à un client ?
- Extraits de clauses modèles pour vos CGV numériques
- Comment Auvent simplifie la conformité de vos CGV et de votre facturation
- Perspective de Delaire : les erreurs qui reviennent sans cesse
- Publiez des CGV conformes sans passer par un cabinet juridique
- Sources
- Questions fréquentes
Mentions obligatoires et structure minimale d’une CGV pour produit numérique
Vos CGV produits numériques doivent exister avant même que le client clique sur « acheter ». Le Code de la consommation impose de communiquer les caractéristiques essentielles du produit, le prix et les modalités de livraison avant la conclusion du contrat, pas après. C’est une obligation d’information précontractuelle, et son non respect peut être sanctionné par la répression des fraudes.
Concrètement, une trame de conditions générales de vente en ligne pour un ebook, une formation ou un abonnement doit couvrir ces points :
- Identité du vendeur : nom, SIREN, adresse, moyen de contact direct (email ou formulaire).
- Statut : mention claire que vous agissez en tant que professionnel, pas comme un particulier qui revend.
- Description du produit : format du fichier, compatibilité technique, prérequis éventuels (logiciel, navigateur, appareil).
- Prix : montant TTC affiché en priorité, HT en complément si votre clientèle inclut des professionnels.
- Modalités de paiement : moyens acceptés, échéancier si le paiement est fractionné.
- Accès et livraison : téléchargement immédiat, accès à une plateforme, durée de validité du lien ou de l’abonnement.
- Résiliation : conditions pour arrêter un abonnement récurrent, délai de préavis s’il existe.
Ajoutez les clauses commerciales classiques : pénalités en cas de retard de paiement, indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, conditions de remise si vous en proposez. Ces clauses paraissent techniques, mais elles vous protègent le jour où un client conteste une facture. Une CGV incomplète sur ces points reste juridiquement fragile, même si le produit vendu est irréprochable.
Le droit de rétractation s’applique-t-il aux contenus numériques ?
Oui, par défaut. Pour toute vente à distance à un consommateur, le délai légal de rétractation est de 14 jours, comme le prévoit le Code de la consommation. Un client peut donc, en théorie, acheter votre formation en ligne et demander un remboursement le lendemain.
La loi prévoit toutefois une exception taillée pour vous : un contenu numérique fourni sur un support immatériel peut échapper à ce droit si deux conditions sont réunies.
- L’exécution du contrat commence après l’accord exprès du consommateur, avant la fin du délai de rétractation.
- Le consommateur renonce expressément à son droit de rétractation, et cette renonciation est recueillie de façon prouvable.
Dans la pratique, cela se traduit par une case à cocher, distincte de celle qui valide la commande, avec une formulation du type « je demande l’exécution immédiate et je renonce à mon droit de rétractation ». Cette acceptation doit ensuite être confirmée par écrit, généralement dans l’email de confirmation de commande.
Conseil de pro : N’inscrivez pas cette clause seulement dans vos CGV. Répétez-la dans le tunnel d’achat lui-même, juste avant le paiement. C’est cette preuve d’affichage au moment de l’achat, et non le simple texte des CGV, qui vous protège en cas de litige.
Que couvre la garantie légale sur une formation ou un ebook ?
La garantie légale de conformité ne s’arrête pas aux objets physiques. Elle s’applique aussi aux contenus et services numériques, et sa durée dépend de la nature de votre offre, selon les précisions données par Service Public.
Conseil de pro : Si votre formation inclut des mises à jour régulières (nouveaux modules, contenus additionnels), prévoyez contractuellement la durée de cette fourniture. C’est ce point précis qui détermine jusqu’à quand la garantie peut être engagée, bien plus que la date d’achat initiale.
Pour un achat ponctuel sans mise à jour prévue, la garantie court sur une durée conforme à la législation en vigueur. Pour un contenu fourni en continu, avec mises à jour programmées, elle s’étend jusqu’à la fin de la période de fourniture définie dans le contrat.
Vos CGV doivent donc préciser :
- La durée pendant laquelle les mises à jour sont fournies, si votre produit en comporte.
- Votre politique de maintenance : que se passe t il si un module devient obsolète ou incompatible ?
- Les conséquences concrètes en cas de non conformité : correction, remplacement, remboursement partiel ou total.
Indiquer cette durée réduit nettement les litiges liés à la garantie sur les produits évolutifs, un point que confirment les recommandations de Service Public sur ce sujet.
Propriété intellectuelle : que peut faire l’acheteur avec votre contenu ?
Vendre un ebook ou une formation, ce n’est pas céder vos droits d’auteur. C’est accorder une licence d’utilisation, souvent personnelle, sur un contenu dont vous restez propriétaire. Cette distinction doit être écrite noir sur blanc dans vos CGV, sans quoi un client peut se croire libre de redistribuer votre travail.
Une confusion fréquente chez les créateurs consiste justement à mélanger licence et vente, ce qui ouvre la porte à des réclamations mal fondées mais coûteuses en temps. La clause de licence doit préciser :
- Le périmètre d’usage : usage strictement personnel, ou usage commercial si vous proposez une licence étendue à prix différent.
- Les interdictions explicites : revente, modification, extraction partielle, partage du fichier ou des identifiants de connexion.
- Les sanctions prévues : résiliation immédiate de l’accès sans remboursement en cas de violation constatée.
Si votre plateforme intègre du contenu généré par les utilisateurs (commentaires, devoirs rendus dans une formation), ajoutez une clause sur la modération et le droit de retirer l’accès en cas d’abus. Cette précaution évite bien des messages désagréables à gérer seul un dimanche soir.
TVA et facturation : quelles règles pour vendre en ligne dans l’UE ?
La règle centrale à retenir : pour une vente à un consommateur situé dans l’Union européenne, c’est la TVA du pays de résidence de l’acheteur qui s’applique, pas celle du vendeur. Ce principe, posé par la directive TVA européenne, concerne directement toute activité de formation en ligne ou de vente d’e-books depuis la France.
Trois obligations concrètes en découlent :
- Identifier la localisation du client avant la vente, via son adresse de facturation, son IP ou les coordonnées bancaires, et conserver cette preuve.
- Déclarer la TVA via le guichet unique OSS plutôt que de vous immatriculer dans chaque pays européen où vous avez des clients, ce qui simplifie considérablement la charge administrative.
- Faire figurer sur chaque facture le taux de TVA appliqué, votre numéro SIREN, et le motif d’exonération si vous en bénéficiez (micro entreprise sous certains seuils, par exemple).
Ces règles s’appliquent quel que soit le format vendu : formation vidéo, PDF téléchargeable, accès à une plateforme d’abonnement. Une TVA mal calculée ou absente sur une facture reste l’une des erreurs les plus fréquentes chez les créateurs qui démarrent seuls.
Comment rendre vos CGV réellement opposables à un client ?
Rédiger de bonnes CGV ne suffit pas si personne ne peut prouver qu’un client les a acceptées. L’opposabilité se construit en trois étapes.
- Rendez vos CGV visibles avant l’achat, pas seulement dans un lien de pied de page. Un lien accessible en pied de page reste souvent suffisant, mais coupler cet accès à une preuve d’acceptation horodatée renforce nettement votre position en cas de contestation, comme le souligne France Num.
- Recueillez une acceptation active au moment du paiement : case à cocher non pré-remplie, horodatage de l’action, enregistrement de la version des CGV en vigueur ce jour là.
- Conservez la preuve sur un support durable. Un email de confirmation contenant vos CGV et la facture correspondante constitue ce support, comme le recommande également Service Public Entreprendre.
En cas de désaccord persistant, une clause de médiation permet souvent d’éviter une procédure judiciaire longue et coûteuse pour les deux parties. Prévoyez un délai de réponse raisonnable, dix jours ouvrés par exemple, avant d’orienter le client vers un médiateur de la consommation agréé.
Conseil de pro : Un renoncement au droit de rétractation qui n’est pas prouvé de façon limpide sera systématiquement interprété en faveur du consommateur devant un tribunal. Horodatez tout, conservez tout, même ce qui vous semble anodin.
Extraits de clauses modèles pour vos CGV numériques
Elles sont indicatives, non exhaustives, et ne remplacent pas une relecture par un professionnel du droit si votre activité présente une complexité particulière (revente à des professionnels, contenu réglementé, marché hors UE).
- Objet : « Les présentes CGV régissent la vente de [nom du produit], contenu numérique fourni sous forme de [ebook / accès plateforme / vidéos], entre [nom de l’entreprise] et tout acheteur non professionnel ou professionnel. »
- Licence : « L’achat confère à l’acheteur une licence d’utilisation personnelle, non transférable et non exclusive. Toute revente, modification ou diffusion du contenu sans accord écrit préalable est interdite. »
- Exclusion de rétractation : « L’acheteur reconnaît que l’exécution du contrat débute immédiatement après son accord exprès et renonce en conséquence à son droit de rétractation, conformément à l’article L221-28 du Code de la consommation. »
- Garantie : « Le vendeur garantit la conformité du contenu numérique pendant [durée], incluant les mises à jour prévues jusqu’au [date ou condition]. »
- Responsabilité : « Le vendeur ne saurait être tenu responsable d’une incompatibilité technique liée à l’équipement de l’acheteur. »
- Médiation : « En cas de litige, l’acheteur peut recourir gratuitement au service de médiation [nom du médiateur], dans un délai de [durée]. »
Ces trois formats n’appellent pas les mêmes clauses de durée et de résiliation.
Comment Auvent simplifie la conformité de vos CGV et de votre facturation
Rédiger la clause n’est que la moitié du travail. Il faut ensuite la publier au bon endroit, générer une facture conforme, et garder une trace de l’acceptation.
Pour un créateur qui publie une formation ou un ebook, cela signifie une chose simple : la preuve d’acceptation et la facture partent sans intervention manuelle à chaque commande. Vous restez concentré sur le contenu, pas sur la paperasse fiscale.
Perspective de Delaire : les erreurs qui reviennent sans cesse
La confusion la plus fréquente chez les créateurs reste de copier des CGU trouvées ailleurs en pensant qu’elles font office de CGV, alors que ces deux documents répondent à des logiques différentes. Vient ensuite l’oubli de la TVA intra-UE, réglée « plus tard », puis jamais. Et le péché le plus coûteux : aucune preuve d’acceptation conservée, donc aucune défense possible en cas de contestation.
Une checklist rapide avant de publier : identité complète, prix TTC, modalités d’accès, clause de rétractation avec case dédiée, durée de garantie, mention TVA. Pour tout montage complexe, une relecture par un juriste reste le meilleur investissement que vous ferez cette année.
— Delaire
Publiez des CGV conformes sans passer par un cabinet juridique
Il existe des alternatives à la rédaction manuelle et au recours systématique à un avocat pour mettre vos CGV en ligne : certaines plateformes combinent boutique mobile-first, facturation automatique et gestion de la TVA dans un seul outil.

Concrètement, certaines plateformes génèrent une facture conforme, appliquent le taux de TVA correspondant à la localisation de l’acheteur, et conservent la trace de l’acceptation des conditions au moment du paiement. Un hébergement conforme au RGPD en Europe peut éviter d’avoir à vérifier soi-même où sont stockées les données clients. Pour un créateur qui vend une formation, un ebook ou du coaching depuis sa bio Instagram ou TikTok, cela peut retirer une bonne partie de la charge administrative qui accompagne habituellement une activité numérique.
Testez la mise en place de votre boutique sur Auvent et vérifiez en quelques minutes si votre offre actuelle respecte les points évoqués ici.
Cet article constitue une information générale et ne remplace pas l’avis d’un avocat qualifié. Consultez un professionnel du droit qualifié à propos de votre cas personnel avant d’agir sur la base de ce contenu.
Sources
- Conditions générales de vente (CGV) | Service Public Entreprendre
- Code de la consommation — Dispositions relatives au droit de rétractation (Legifrance)
- Achat d’un produit : garantie légale de conformité | Service Public
Questions fréquentes
Les CGV sont-elles obligatoires sur un site de vente en ligne ?
Oui, pour toute vente à un consommateur à distance, les CGV doivent être communiquées avant l’achat et rester accessibles sur le site, conformément aux obligations d’information précontractuelle du Code de la consommation.
Quelles sont les obligations légales des CGV pour un produit numérique ?
Elles doivent indiquer l’identité du vendeur, le prix TTC, les modalités d’accès au contenu, la règle applicable au droit de rétractation et la durée de la garantie de conformité, incluant la politique de mises à jour si le produit en comporte.
Où trouver les CGV d’une entreprise en ligne ?
Elles figurent généralement en pied de page du site ou dans le tunnel d’achat, juste avant la validation de la commande, un emplacement que confirme la case à cocher dédiée à leur acceptation.
Peut-on exclure le droit de rétractation sur une formation en ligne ?
Oui, à condition que l’acheteur donne son accord exprès à l’exécution immédiate et renonce explicitement à son droit de rétractation, une renonciation qui doit être prouvée par une case à cocher distincte et confirmée par écrit.
Comment appliquer la bonne TVA sur une vente numérique dans l’UE ?
La TVA applicable est celle du pays de résidence de l’acheteur, déclarée via le guichet unique OSS, ce qui évite de s’immatriculer séparément dans chaque pays européen où vous vendez.
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